femme plante un arbre avec ecosia
Technologie

Ecosia : que penser de ce moteur de recherche écologique ?

Nos anciens vous l’auront probablement déjà dit : rien ne va plus sur notre planète. Le climat en fait des siennes, l’océan s’embrase et de plus en plus d’animaux sont en voie de disparition. Pour certains, on entame la sixième extinction de masse. Ce constat alarmiste est là pour nous faire réagir : beaucoup d’entre nous avons déjà intégré quelques démarches écologiques à nos habitudes de vie. Avez-vous seulement pensé à votre moteur de recherche et à votre utilisation d’internet ?

Le poids écologique de notre empreinte virtuelle

Saviez-vous que notre présence en ligne génère des émissions de carbone importantes ? On peut facilement s’imaginer que ce n’est pas le cas, car notre utilisation nous paraît dématérialisée et virtuelle, justement. Pourtant, tout ce que nous faisons en ligne, les mails que nous envoyons, les liens sur lesquels nous cliquons, tout cela est forcément stocké quelque part. Ça s’appelle des data centers, et leurs émissions carbones s’ajoutent à celles de nos propres appareils et des infrastructures réseaux que nous utilisons. Aussi, toutes nos actions numériques ont forcément un impact, d’une façon ou d’une autre, sur notre empreinte carbone.

Bien sûr, il y a plusieurs astuces au quotidien qui permettent d’équilibrer légèrement le poids écologique de nos actions numériques. Certaines sont simples comme tout, mais habitués à un certain confort d’usage, nous n’y pensons pas forcément. Il est important, par exemple, de mettre notre ordinateur en veille quand on ne l’utilise pas pendant une courte période – certains basculent d’eux-mêmes en écran noir, mais ce n’est pas systématiquement synonyme de mode veille, faites attention. Si au contraire vous ne l’utilisez pas pour une longue période, éteignez-le. Les logiciels ne tournent pas dans le vide, vos emails ne continuent pas à se synchroniser automatiquement et votre ordinateur ne consomme pas d’électricité : ça a son poids !

Tout savoir sur le moteur de recherche Ecosia

De nombreuses petites habitudes sont à prendre quand on utilise internet pour améliorer son empreinte numérique. Pensez à ne pas envoyer trop de mails, à limiter vos pièces jointes, à les supprimer régulièrement ou encore à ne pas utiliser en outrance les espaces “clouds”, qui stockent vos données dans des data centers plutôt qu’en local. En plus de ces gestes au quotidien, un autre clic facile vous permettra de réduire votre trace carbone : un moteur de recherche écologique. L’idée peut surprendre, car comment un espace numérique peut-il être plus écologique qu’un autre ? Ecosia, pourtant, cherche à répondre à cette envie.

Comme tous les produits, Ecosia n’est pas parfait, ce n’est pas le Graal de l’écologie. C’est pourtant un réflexe facile à adopter qui peut faire sa différence. Le logiciel de recherche est créé en 2009 par Christian Kroll, à Wittenberg en Allemagne. Le développeur, marqué par un voyage au Brésil où tous les effets de la déforestation lui sont apparus, a voulu lancer une alternative à Google qui change réellement les choses. Ecosia participe à planter des arbres en finançant des programmes de reforestation, par exemple au Pérou, au Brézil ou à Madagascar. La société a été certifiée B Corporation en 2014, un statut qui garantit un standard éthique.

On peut s’interroger sur le bienfondé des services d’Ecosia quand on réalise qu’ils font partie du groupe Windows. Pourtant, la société a de réels bienfaits sur l’écologie. Copiant le modèle de la plupart des moteurs de recherche, Ecosia fait ses revenus sur les publicités et les recherches que nous faisons. Avec un clic, nous rapportons des sous à l’entreprise, qui en redistribue ensuite 80% à des associations. En prime, elle s’assure de compenser, presque au double, ses émissions de carbone en investissant dans des fournisseurs d’énergies durables en Allemagne.

Comment marche cette alternative écologique à Google ?

En changeant simplement notre moteur de recherche, on permettrait à de nombreux endroits de la planète de se reprendre en main. Pourtant, le réflexe reste encore et toujours de cliquer sur Google pour faire nos recherches. On a nos habitudes, et il est difficile de s’en détourner, ça se comprend. Google, en prime, est le moteur de recherche le plus complet. L’algorithme, la database, l’ensemble de données, tout fait qu’il est plus rapide et efficace d’utiliser Google quand on a des recherches précises à faire. Au quotidien, seulement, Ecosia reste très performant et largement suffisant. Il se base, après tout, sur le moteur de recherche Bing, deuxième logiciel utilisé après Google.

Pour l’utiliser, rien de plus simple. Vous téléchargez soit l’application, gratuitement, pour accéder au moteur de recherche sur tous vos appareils, smartphones comme tablettes. Ou alors vous optez pour l’extension, que vous ajoutez tout simplement à votre navigateur, Chrome, Firefox ou autres. Par la suite, l’utilisation reste identique à celle d’un moteur de recherche comme Google ou Bing. Vous tapez votre requête, Ecosia vous note votre nombre de recherches en haut à droite et les résultats s’affichent. Environ 45 requêtes permettent de financer la plantation d’un arbre.

Non seulement Ecosia vous permet d’aider sans vous en rendre compte, le moteur de recherche propose également des pistes plus durables. Ainsi, à côté de certains résultats que donne votre requête, une petite icône s’affiche. S’il s’agit d’une usine, il faut savoir que l’entreprise ou l’organisation liée au lien sur lequel vous allez cliquer est considérée comme polluante. Au contraire, si c’est une feuille, c’est qu’elle est plutôt jugée responsable et durable par des organismes qualifiés, tels que Rainforest Alliance.

Les autres extensions écologiques pour naviguer en ligne

Si vous avez pris l’habitude d’utiliser Ecosia, vous êtes peut-être à la recherche d’autres extensions qui permettent d’améliorer au maximum l’empreinte numérique. Pour participer plus encore à la cause environnementale depuis notre ordinateur, voici quelques-unes de mes suggestions :

  • The Green Web, extension open source, qui indique le statut écologique d’un site par un petit sourire vert ou gris à côté du lien, permet de se renseigner sur les énergies utilisées par les serveurs ;
  • Neutral, qui permet de garder un œil sur l’empreinte carbone liée à nos achats en ligne et de les compenser en faisant don à des projets soutenus par les Nations Unies ;
  • Earth Mode, développée par Johnnie Walker, qui calcule notre empreinte carbone numérique en ajoutant toutes nos recherches et heures de streaming et compense en plantant des arbres ;
  • TreeClicks, l’extension qui plante des arbres, particulièrement en Inde, à chaque fois qu’on achète un produit sur un de leurs sites partenaires ;
  • Refoorest, qui peut se cumuler à Ecosia, et permet de participer à la reforestation en cliquant sur les liens des sites partenaires, indiqués en vert.

chloe@choufleurlajoliepaillette.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *